vendredi 24 avril 2009

chronique d'un necrophile ou guide de la divagation insomniaque à tendance obssessionnelle

4:26 du matin: couteaux de cuisines, crime et prise de conscience

Nicolas, José ainsi qu'Etienne ou Sébastien torturent un dealer dans leur local de répétition. La flamme bleutée du chalumeau brûlent l'air chargé des bribes d'un blues rock moribond. L'absorbtion continue de jus de fruits et de sirop de grenadine rendent leurs mouvements frénétiques. Décharge d'adrénaline dans un organisme de jeune homme chics chargé au glucose.
Frustration d'une sexualité étouffée par des couleurs 90. Cri Cri viole et s'éclate au smack. Les garçons bavent d'excitations flirtant avec une violence primale à 76 pourcents équivalente à celle du cuisinier cathodique assouvissant sept fois en boucles son obssession des objets tranchants. Galvanisé par le public et par l 'intérèt du présentateur accro aux rapports de domination, il s'applique à trancher une chaussure, puis un pneu de volvo s'imaginant dans la peau du fou dangereux qui a massacré cette famille du middle west dans l'émission des enquêtes impossibles.
Matthew Mc Conaughey jouait le rôle d'une des victimes.

mardi 7 avril 2009

Les petites gens dans la ville – Slinkachu

En 2006, dans les rues de Londres, est né Little People in the town. Autant art de la rue que photographie, le travail de Slinkachu nous invite à regarder notre monde d'un peu plus près. Il recrée de recoin en recoin la vie en miniature, faite de plastique. Peints par l'artiste lui même, ses personnages revivent des histoires qu'on a entendues, qu'on a vues puis oubliées ; des mises en scènes qui font basculer des drames dans des situations comiques ou simple retour mélancolique à la mémoire collective, en tout cas, une façon de voir sous un angle différent ; le jeu d'échelle faisant de nous des géants ou des gens qui ne voient plus ce qu'il y a à voir... ou ne voient pas comme il faudrait voir... Sinkachu accuse notre monde ou le révèle autrement, il cherche à capter l'attention des citadins sur leur propre quotidien. Il transparait de ses clichés des sentiments tels la solitude, la mélancolie, la détresse qu'on peut ressentir dans une grande ville...