mercredi 26 novembre 2008

[Ø:0.12m] Bouark! prak! prak!

Premièrement, veuillez avoir l'obligeance d'excuser ce titre dénuée de sens et d'imagination.

Deuxièmement, L'exposition : "[Ø:0.12m]"; Je n'y comprend rien, mais apparemment sa va parler de numérique et d'abstraction. Des oeuvres du FRAC présenté par des collègues étudiants de paris 8, rien de bien tentant pour un élève aussi studieux que moi, sauf monsieur Glicenstein, qui nous a dirigé vers le débat de mercredi dernier (le 19 Novembre) sur cette exposition (bien malgré moi je n'ai pas eu la force physique de rester éveiller pour le suivre tout le long), et m'a forcé à la visiter ce mercredi au début de son cours. Je suis donc entré à reculons dans cette immense pièce qu'est la galerie de paris 8, avec dans l'idée que j'allais me taper quelques vidéos d'artistes qui sont les pires punitions qu'on peut m'infliger en exposition, car la souffrance est souvent de longue durée comme nous l'avons constaté dans le fameux Guy Wouete de vendredi dernier .
l'exposition est divisée en trois espaces, Cinéma, Consultation et télévision.
On assiste donc dès notre entrée à la projection d'une vidéo de Rist Pipilotti "i want to see how you see", qui est en fait un clip d'une chanson faite sur sa demande. Le début est très épileptique j'ai mis du temps à accrocher, mais au final j'en garde en tête quelques images étranges, effets et cadres originaux. Par contre pendant le film on vois la pièce à coté en transparence à travers les rideaux et on entend plusieurs sons provenant d'autre vidéos et c'est un peut dérangeant pour bien plonger dans une vidéo comment dire ... un peut particulière. Un point intéressant : on a le droit à une interview de l'artiste après chaque film dans les deux premiers espaces, le seul problème pour moi est qu'elle ne m'éclaire pas suffisamment sur ce que j'ai vu et sur les questions qui me ronge après certain visionnages. D'ailleur cette petite Rist Pipilotti ne donne pour moi pas beaucoup de précisions ni technique ni en profondeur de son oeuvre, elle en reste a nous faire quelques petites blagues et une disparition impressionnante en fin d'interview, niveau humours elle porte bien son nom (pardon).
Dans un second temps nous avons le droit de choisir la projection ou l'interview d'artiste parmi 3 oeuvres proposées, l'idée est bonne, mais dans l'application ça s'avère un peut gênant pour les gens qui n'ont aucune idée de qui sont les 3 personnes que l'on nous présente. Pour moi la vidéo de Anri Sala, a totalement répondu à mes craintes : c'était lent, chiant, lourd et même après l'interview j'ai du mal à y trouver du sens, à part peut être une poésie moderne comme chez ce bon vieux Guy Wouete (j'ai prié pendant ces interminables 5 minutes 22 que ce cheval tente de traverser la route mais je n'ai malheureusement pas été exaucé). Je dirais presque la même chose du travail de David Claerbout, à part le fait que c'est visuellement et techniquement plus avancé et travaillé, on ressent un petit quelque chose. Par contre à ma propre surprise l'oeuvre que j'ai le plus aimé est la plus longue : "Blind Spot", Gary Hill de 13 minutes, l'effet technique est épileptique à souhait et provoque un sentiment étrange de l'action que j'ai aimé, une espèce de distorsion du temps, chaque image à une importance et existe beaucoup plus, on décèle pleins de sentiments, de détails et malgré qu'il faille se la farcir en entier on est surpris même à la fin.
Enfin le dernier espace, une installation avec fauteuil et télévision, je n'avais plus suffisamment de force mental pour arriver à y aller et de surcroît il ne fonctionnais pas.

Je me demande quand même pour finir si l' artiste vidéo intéressant, et qui ne fait pas dans le long, chiant et lourd, existe. Ce que le cinéma arrive à faire ponctuellement, mais donc pourquoi se sentent-t-ils obligés de se différencier du cinéma en faisant des vidéos si chiantes.

[Ø:0.12m] exposition ouverte au public jusqu'au 28 novembre 2008 de 11h30 à 18h, dans la Galerie de Paris 8, salle A033.

vendredi 21 novembre 2008

Villeglé contre Futuristes


Si je poursuivais aujourd'hui les idées de Marinetti vis-à-vis du monde moderne je ne serais surement pas aller voir à Beaubourg "Le futurisme à Paris, une avant-garde explosive", si ça c'est pas un comble? Me voilà dans une institution clairement définit contemplant des toiles de ceux-même qui les auraient surement renié car appartenant à un monde ancien. Finalement, le fascisme italien naitra en parti de ça: un mouvement intellectuel-qui-se-refuse-à-l'être qui rompt plus avec l'académisme qu'avec les traditions machistes. Étonnons-nous d'ailleurs de voir que malgré leurs désaccords avec le mouvement cubiste, les futuristes ne pourront s'empêcher d'en réutiliser une certaine manière, mais bon finalement l'ambigüité c'est tout ce qu'il y a de plus humain. On dit d'eux qu'il sont la première avant-garde du siècle dernier, ils ont magnifié la ville, la foule, la vitesse, l'industrie, les machines, la violence et la guerre même, et on ne peut qu'admettre qu'ils auront faits très rapidement des émules dans l'Europe entière.
Le truc c'est que voila, aujourd'hui le futurisme on y est, là, et en plein dedans, les machines, la vitesse, la violence une époque glorifiant l'action à n'importe quel prix, une société fasciste quoi, si j'ose dire... Alors moi j'ai rien contre le dynamisme, même si je peux pas le voir en peinture, mais du coup je me redirige vers l'expo sur Jacques Villeglé juste à côté, et là pour le coup j'adhère plus facilement, d'ailleurs l'intitulé « Jacques Villeglé, La comédie urbaine »est un tantinet différent, la position du flâneur m'interpelle, et tant qu'à utiliser la ville, la modernité, l'industrie sur le fond, pourquoi pas aussi le faire sur la forme en réutilisant un matériel industrialisé assimilé à la culture de masse: l'affiche.
Alors peut-être que certains trouverons ça super répétitif mais bon ça fait parti du jeu de l'affiche publicitaire aussi, ça se justifie quelque part. La série, évidemment c'est un thème moderne et je trouve que ça fonctionne toujours aussi bien, faut dire, on n'a jamais été aussi "conforme" dans un sens. Bon c'est vrai que je suis fasciné par la typographie, le graffiti, la lettre (dans le sens du signe, de la signature) en général mais au delà de ça, par le fait de réutiliser un matériel pré-existant on sent un détachement vis à vis d'un certain ego-trip de l'artiste créateur, ses toiles ne sont d'ailleurs pas signées, et finalement excusez-moi du peu mais... ils se la racontaient pas mal les futuristes, dommage que leur vision des choses ai autant rassemblé dans les milieux nationalistes des années trente et je crains parfois qu'elle soit toujours cyniquement sous-jacentes dans nos sociétés spectaclistes actuelles, franchement comment peut-on encore croire aujourd'hui aux vertus de l'homme reproduisant sans cesse une apologie de lui-même.

vendredi 24 octobre 2008

Damien la malédiction: le retour



Ce fut un vendredi 2007 que je rencontrai Damien Deroubaix, après plusieurs visites en groupe (oui cela veut bien dire avec d'autres personnes) de galerie dans la rue Louise Weiss et alentours, après avoir essuyer plusieurs oeuvres tels que le film d'artiste consistant à faire jouer une tragédie par des acteurs porno ou encore des meubles simili-ikéa mon estomac se mit bien évidemment à suinter l'acide, mes mâchoires se serrer et ma bouche s emplir d'un goût de bile. Cette crise d'angoisse me rappela qu'il fallait que je fasse un papier sur une de ces expositions et là oui J' AVAIS PEUR!!!


Comme tout être humain prévisible, j'entrai chez In Situ, gonflé du sentiment du faible, autrement dit l'espoir, à l'idée que Raymond Pettibon allait peut être faire l'effet dun maalox sur mes tripes brûlantes mais il préféra m'arracher le coeur et le jeter à une famille de centripède (oui, il semblerait que ce soit à la mode de présenter du mauvais Pettibon).


Mais tout en détournant la tête de ce massacre, je fus face à un d'une autre nature tout à fait jouissive, Damien Deroubaix, c'est bizarre, noir et violent . Lord of all fevers and plague, c'est du dada, du Bukowski, c'est une mauvaise blague qui casse l'ambiance. Pyrogravure, aquarelle, gouache qui dégouline, empreinte à la cire de bougie, c'est brûlé, ça colle, c'est sale. D'ailleurs son bestiaire est tout à fait charmant, plein de Marx, , de référence au nazisme, de carcasses d'animaux mais voila rien n'est gratuit, l'artiste parle de montrer d'une manière frontale la noirceur du monde et là j 'entends déjà "mais c'est pas du tout original", "sale gothique", "y en a marre des hippies". Je tiens à rassurer mes tortionnaires, j'aurais dit la même chose, et pourtant il n' y a pas d'apitoiement, c'est cru, c'est drôle, parfois ignoble par de petits messages placés dans des bulles de comics ("all you need is love " au-dessus de tanks ), les techniques utilisées et le graphisme utilisé est attractif, la provoc' est punk, le rythme est grindcore, comme d ailleurs les oeuvres dont beaucoup de messages sont des titres de chansons et de noms de groupes phares de cette musique douce comme un bombardement dans une crèche.

Donc la malédiction de Damien est de retour chez In Situ Fabienne Leclerc en 2009.
Si vous aimez la violence , le sadomasochisme, et les requins, allez-y!
Sinon faîtes comme mon professeur, affichez une grimace entre l'outrage et le dégoût et passez votre chemin.

mardi 21 octobre 2008

Les boules.


Après avoir attendu plus de deux semaine qu'un malotru vienne vandaliser cette belle fresque pour le jeux vidéo Saint Row 2 avec un booba des grand jours nous menaçant avec ces pioupious de la mort au métro Saint Denis - Porte de Paris, et la grande joie d'avoir découvert le joli nez rouge de booba ce vendredi dernier, ma décéption fût inqualifiable lorsqu'armé de mon appareil photo, j'ai découvert ce matin qu'il n'y avais plus rien sur les murs...
Pour information la mairie de Saint denis compte poursuivre en justice la RATP car le maire l'a jugé trop violente :)

samedi 18 octobre 2008

Report : Obey + D-Face


Respectivement de Los Angeles et Londres, Obey et D-face sont des artistes issuent du graffiti opérant maintenant dans la peinture/collage/sérigraphie, et étaient exposées samedi derniers à la galerie Magda Danysz.

Je préfère toujours visiter une exposition en groupe, c’est tout de suite plus cool, on peut discuter directement de ce qu’on est venus voir.

Malgré un style vraiment sympas, graphisme et agencement nickel chrome, des images qui en jette et pleins de petits détails insolites cachés dans toutes les toiles, je ne suis pas vraiment touché par leurs travail, l’inspiration propagande est un peut simple, tous ces symboles sont déjà marteler dans ma tête et les réappropriations ne vont pour moi pas suffisamment loin. Mais tout ça reste bien fun. Je pense que d’exposer reste un moyen de recherche graphique et en même temps de faire rentrer l’argent dans les caisses pour financer leur vrais œuvres sur les murs.

Par contre J'aimerais beaucoups savoir qui était cette artiste japonaise exposé en haut ? Soit j’ai des problèmes, soit elle n’existe pas sur le site de la galerie. Je vais tenter d’élucider ce mystère, i’ll be back! Quoiqu’il en soit j’ai bien aimé ces outils plastique même si je pense que ce n’est pas la première à utiliser la « vignette 3D kellog’s » pour fait apparaître des images différentes dans le cadre en fonction de la position du spectateur, assister à cela m’a ouvert à d’autres idées sur ce moyen plastique.

PS1 : l'ambiance du vernissage était vraiment cool : les skateurs à l’entrée, et look bien travaillé pour tout le monde, et de surcroît du peuple sympas avec qui on peut discuter.

PS2 : Il y avait aussi beaucoup à boire : un vernissage sponsorisé par campari j'aime!

Exposition du 11 au 25 Octobre 2008
Galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot, Paris 11
(Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 14h à 19h)

Link : Gallerie Magda Danysz

Au commencement.

Dans la soirée du 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, âgé de quatre ans, est découvert dans la Vologne. L'enfant est mort noyé, mains et jambes liées, à Docelles, à sept kilomètres en aval de Lépanges-sur-Vologne, où il vivait avec ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin.
Et nous on arrive après.