-Coté rue de Turenne
Bharti Kher, "Sing to them that will listen"
Née en 1969 à Londres. Vit et travaille à Delhi.
Dans la galerie qui lui est entièrement consacré, nous avons le droit a une exposition assez diversifié a base de toiles remplies de "tourbillons primitifs de bindis en forme de spermatozoïdes", sculpture, avec une femme hybride, et installation avec un squelette humain écroulé sur une chaise bancale laissant choir de sa main un coquillage.
-Coté impasse St Claude
Mr., "Nobody Dies"Né en 1969 à Cupa.
Dans la première salle qui lui est consacré se sont des illustrations de style manga très affirmé qui nous sont présenté. Couleurs chatoyantes et personnages mignons remplissent les toiles, ceux-ci mis dans des situation de la vie courante, mais aussi dans des situations légèrement érotiques entre deux "lolitas" dans un cadre idyllique et souvent dans des scènes militaires avec les uniformes ou les armes d'assaut pour des situations qui tranchent avec le graphisme. Malheureusement pour ceux qui s'intéressent un peu au manga cela ne surprend pas. On a affaire à des dessins d'un "Battle Royale" édulcoré. Son œuvre continue dans la salle de projection: un court-métrage ou une bande de "lolitas" japonaises en défie une autre dans une partie de airsoft. Une nouvelle fois les couleurs chatoyantes côtoient des situations militaires additionnés a un érotisme encore plus présent. Mais encore une fois, c'est une vision que nous occidentaux avons déjà du Japon avec les tenues extravagantes (cosplay...), le jeu d'acteur très expressif, l'érotisme, déjà très présent dans n'importe quel manga...
On se demande si ce manque de spécificité est parfaitement assumé ou si l'artiste échoue dans une recherche ou il voudrais surprendre. Sinon est ce que son travail aurait une vision qui differerai selon notre culture et ne pourrai plus être compris de la même façon?
Pour finir, son œuvre, ainsi que la façon dont elle est présenté par la galerie en compagnie de ses produits dérivés: des bibelots, portes clés, peluches a prix accessibles... pose de nombreuses questions. Nous avons déjà la vision pour ceux qui s'intéressent au manga du dessinateur extrêmement productif, souvent privilégiant la quantité à la qualité, trimant avec ses nombreux assistants et qui bâcle et clos une série lorsque les ventes de celle-ci commencent a s'affaiblir... Et bien la galerie ne fais rien pour nous porter une autre image de cela, l'objectif semble être le même. Dans le fond et dans la forme, est ce que cela a réellement sa place dans une galerie d'art contemporain? Sans compter que à coté il y avait:
Pharrel Williams, "Perspectives"Pour ce qui ne connaissent pas, Pharell Williams est, selon la galerie, "l’un des producteurs les plus brillants et prolifiques de ces dix dernières années"... mais ce qui importe c'est pourquoi est-il la?... surement parce qu'il "représente l'aspiration d'une nouvelle génération d'artistes Hip-Hop.".
En entrant dans la salle qui lui est consacré, on arrive face a des chaises, disposés sur différentes hauteurs, elles sont quatre, luisantes et lisses, et aux couleurs très vives: rouge, bleu clair, jaune et noir. Mais leur originalité ce situe au niveaux des pieds de chaises, en effet ! ce sont... des jambes... et des pieds... sur leur pointes... ! il fallait y penser, il l'a fais !
On se demande juste si ce n'est pas juste un coup de pub pour la galerie par rapport au personnage plus qu'a son travail. La photo de l'artiste prend tout le flyer. Sa présentation est a 3/4 composé de ses productions hors galeries: production musicale, lignes de vêtements, de lunettes, de bijoux et... c'est tout... mais c'est déjà largement suffisant comparés à la description qui nous est donné de son œuvre présenté en galerie.
Finalement la visite de la galerie coté impasse nous laisse un gout étrange dans la bouche... comme après avoir mis 8€ chez un traiteur chinois et en en ressortant sans trop savoir ce que l'on a réellement ingéré.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire