jeudi 28 mai 2009

Duane Hanson @ Perrotin


Je vis à travers la vitre une femme entourés de livre et dans l'espoir de les vendre. S'en suis donc un grognement de quelques secondes du type "encore une qui craque avec sa performance à la...". Erreur. Je reconnu rapidement son visage, elle poussait un chariot dans mon livre d'histoire géographie la contemplant des heures rêvant à une amérique brillante et généreuse comme une orange californienne car non , on ne polémique pas quand on a 14 ans. Duane HANSON, sculpteur hyperréaliste, je le range avec Norman Rockwell dans l'art folk. Pas une folk explicitement contestataire comme un dylan traqué par des loups défoncés au lsd avide d'un porte parole. Non je parle d'une folk, de dylan hobo, traversant l'amérique et captant simplement une époque en observant les gens. Digression. la prouesse technique passée, la force de ses oeuvres réside dans un rapport intime. Je veux tout savoir de cette ouvrier du bâtiment, le contenu de sa lunch box, quel cigarette fume-t-il et même si cela varie en fonction de l'installation.
J'inspecte, les écorchures sur les genoux de cette étudiant de la côte ouest, la marque des baskets du gamin. Je me souviens les avoir regardé de très près, je savais qu'ils existaient bien quelque part. L'idée me traversa l'esprit de m'asseoir et d'en faire partie, mais ça me semblait en fait un peu con. En plus une jeune fille ne cessait de faire des aller retour au cas où je me mettrais à vouloir passer ma main sur la résine et la fibre de verre. J'avais conclu que c'était une stagiaire et j'avais bon, je finis par lui expliquer en fixant les yeux bleues de l'étudiant surfer à peau bronzée que je ne tripoterais pas le gamin. Ensuite un chien passa tout près de nous courant après une balle, un chiot dormait dans un panier, mais lui était bidon.

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