Eric Corne et Wu Xiaohai était exposé chez Patricia Dorfmann jusqu'au 17 janvier 2009.
Wu Xiaohai sur le papier, c'est un artiste pékinois de 35 ans travaillant au fusain et bien sûr vu qu'il est pékinois, la galerie le transforme en cliché contestataire défiant notre société et bien sûr marqué par la passé communiste de son pays. Car bien évidemment, pour nous les occidentaux tout artiste venant de Chine est un être ayant subi l'oppression d'un pays de salauds à tendance bolchevique qui trichent aux jeux olympiques, qui en plus mange des chiens. Pardon, il fallait que j'évacue mon écoeurement des papiers promotionnelles d'expositions qui pour vendre leurs artistes sont capables d'être vraiment "pertinent".
L'artiste donne de l'onirique, mais sous son apparence surréaliste, on ressent une certaine nostalgie teinté de naïveté. Mais les détails rendent encore cet artiste indéfinissable car il y a sans cesse cette sensation d'obscurité mal dissimulé. Dans les recoins de ces saynètes à première vue légères, une caméra, un pistolet, une ville sombre et enfumés guettent l'innocence.
Mais bon pour de l'art graphique et surtout dans sa discipline, on ne peut s'empêcher d'observer un certain manque de rigueur. Et c'est malheureusement là que le bas blesse, car on pourrait trouver un certaine esthétisme, dans un dessin urgent et imparfait, or on sent qu'il y à un truc involontairement pas maîtrisé.
Je ne connaissais pas Eric Corne, non en vérité, je ne connais que très peu de monde car je ne vous aime pas ni vous ni les autres, mais la peinture d'Eric Corne m'a interpellé. Les oeuvres exposées ont une texture, sa peinture n'est pas lisse, les couches semblent s'empiler et même les couleurs vives semblent polluées par les autres, et deviennent obscures. Tandis que le noir s'étale et dévore, engloutissant le reste qui subsistent dans des lumières crasses. On pourrait penser ces formes naïves, mais il y a quelque chose d'une rêverie moite d'une neutralité agressive. Ces peintures sont vraiment vivantes, l'une te fais voyager dans une foutu ville où tu te sens paumé, charnelle et vicelarde et l'autre te dis de rester à ta place et de la fermer. Et même quand on comprend pas, c'est bon.
Je n'ai vraiment plus rien à dire, et pour m'en tirer je digresse avec la classe du grand timonier accostant une petite fille, je vous conseille le film de mr nobodies die à la galerie Perrotin, du vixen à la niponne, qui plaira aux lecteurs manga bavant de frustration sexuelle, et tout simplement car des adolescentes dans des combinaisons de combats pour barbie avec des gros flingues et des gros plans fessier a peine subtil, on aime tous ça. Mais en fait je le déconseille car ça c'est terminé le 10 janvier.
Mais si tu aimes ça.
3 commentaires:
Bonjour,
Je découvre votre commentaire sur mon exposition à la Galerie Patricia Dorfmann, merci pour ces quelques mots dans lesquels je me retrouve. La nuit ira mieux ainsi,
en amitié,
Eric Corne
Bonjour,
Je découvre votre commentaire sur mon exposition à la Galerie Patricia Dorfmann, merci pour ces quelques mots dans lesquels je me retrouve. La nuit ira mieux ainsi,
en amitié,
Eric Corne
corne.eric@gmail.com
Y a moyen de gratter un stage la viny! ahah!
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