mercredi 18 février 2009

A porte monnai ouvert.



Je reviens de l'exposition "à corps ouvert", au 12 boulevard madelaine dans le 9ème arrondissement, métro madelaine.

A l'origine de cette exposition il y a le docteur Gunter von hagen, qui a mis au point une méthode de conservation des corps, en 1977, appelée la plastination. Des corps humain écorchés et des organes plastifiés sont donc présentés au publique avec un petit cartel d'explications à coté. C'est donc plus une exposition d'anatomie que d'Art, mais ma curiosité m'a forcé à y faire un tour.

Bon déjà, c'est 13,50€ pour les moins de 25 ans, pareil pour les chômeurs, étudiants en art, en médecine, ou en n'importe quoi d'autre. Donc c'est chère, donc j'espérais avoir au minimum les yeux saturée de cerveaux broyés, des testicules en coupe, des muscles déchiquetés à la hache et femmes enceintes éventrées à la fourchette ... mais même pas. C'est cool de pouvoir se remplir les poches de billets avec des maccabés d'humain, prout prout l'éthique!

Chose bizarre, les modèles dépeucés on tous des air asiatiques. Les décédés chinois consentant seraient-t-ils plus simple à trouvés ? (A ce sujet, l'exposition contredit les stéréotypes concernant la taille des pénis asiatiques.) Pleins de rumeurs croustillantes tournent sur internet autour de cette exposition et de Gunter Von Hagen, c'est marrant mais à vous de juger de leurs véracités.

C'est intéressant de voir comment cette exposition remet les pied sur terre à notre condition humaine. On en sort en constatant que l'être humain n'est qu'une machine complexe bien huilée, rien de très spirituel. On regrette d'ailleur de ne pas pouvoir explorer en profondeur un cerveau.

C'est décidé, je me lance dans le "Dead human body art".

samedi 24 janvier 2009

Hhhmmmmm....

Comme on le vois souvent sur les blogs je vais un peu partager mes réflexions, car oui, je suis un conformiste, sur différents points de l'art contemporain.

Suite à un de mes précédent post j'ai pu recevoir un message d'une personne choqué par mon emploi du terme "gonzesse" qui est vrai est péjoratif. Cette personne n'étant pas étrangère a l'art contemporain, je me demande comment celle ci aurait réagi si au lieu d'employer ce mot sur un blog, dans un écris peu sérieux, accompagné d'un dessin du même niveau en quelque sorte machiste, j'aurais réalisé de grands portraits de, par exemple, personnalités politiques, avec un terme insultant écrit de façon agressive qui leur serai a chacun associé, le tout dans le but d'être exposé. Par exemple pour Ségolène Royale, "Gonzesse", pour Barack Obama, "Nègre", etc... Est ce que cette personne accepterai cela sous prétexte que c'est de l'art contemporain?

Est-ce que tout peut être dit sous prétexte d'art contemporain?
L'exposition "Théâtre du monde" de Huang Yong-Ping fut a plusieurs reprises censurés suites aux pressions de diverses association de protection des animaux. L'artiste dit que ceux-ci ont "ignoré le concept et l'idéologie de cette œuvre d'art (au nom) de prétendus droits des animaux qui s'opposent violemment aux droits d'une œuvre d'art d'être librement exposée dans un musée d'art". Récemment, à la FIAC, des photos réalisés par Oleg Kulik ont été saisies par la police, cela par rapport au code pénal et à son article 227-24 relatif à la "diffusion d’images à caractères violent ou pornographique ou contraire à la dignité humaine". Ces photos montraient l'artiste, nu, avec un collier de chien, dans diverses situations. Xiao Yu, avec son exposition "Ruan", qui comportait un bocal ou était contenu un fœtus humain hybridé avec divers éléments animal comme des ailes de mouette, des yeux de lapin... fut durement critiqué et sa réalisation retirés d'exposition a cause des protestations publiques.
Dans le domaine de l'art et chez ses amateurs on crie au scandale.

On aime bien penser que l'art est, ou doit être, le reflet de notre culture, mais comment cela pourrai être le cas si cet art ne respecte même pas les règles de sa culture? Nous faisons parti d'une culture, d'un système ou l'image, les pensées,... sont contrôlés, censurés... Pas de films pornographiques en pleine journée, il faut surveiller son langage dans les shows télévisés, les négationnistes sont mit en prison...On sais aussi qu'on ne peut pas tout dire sous prétexte d'humour sous peine de se voir intenter des procès, ici encore d'un coté on s'insurge, d'un autre on trouve cela parfaitement normal... Pour quelles raisons l'art contemporain pourrai être au dessus de tout cela? Ne serais-ce pas une énorme hypocrisie? Cela ne ferait-il pas de l'art contemporain un domaine élitiste? Image dont on veut l'en défaire...

Car oui, pour moi l'art contemporain, dans sa majeure partie du moins, est élitiste. Il ne semble pas s'adresser a nous spectateurs lambda, mais plus aux bourses des divers collectionneurs. On a l'impression que les artistes n'osent pas évoluer dans leurs créations de peur de décevoir leurs acheteurs. Il semble inoffensif sauf quand cela peut rapporter de l'argent. Quand il s'agit de soutenir leur travail les artistes vont souvent ressortir leurs connaissances de l'histoire de l'art comme pour bien faire comprendre au spectateur que celui-ci vaut moins bien que lui et n'a donc aucun droit de critiquer son art.

Maintenant que le débat est lancé n'hésitez pas a poster votre propre opinion sur le sujet...




...ou pour me faire foutre en tôle...

jeudi 22 janvier 2009

Galerie Perrotin... plus serieusement

Du 21 octobre au 10 janvier.


-Coté rue de Turenne

Bharti Kher, "Sing to them that will listen"
Née en 1969 à Londres. Vit et travaille à Delhi.

Dans la galerie qui lui est entièrement consacré, nous avons le droit a une exposition assez diversifié a base de toiles remplies de "tourbillons primitifs de bindis en forme de spermatozoïdes", sculpture, avec une femme hybride, et installation avec un squelette humain écroulé sur une chaise bancale laissant choir de sa main un coquillage.



-Coté impasse St Claude


Mr., "Nobody Dies"
Né en 1969 à Cupa.

Dans la première salle qui lui est consacré se sont des illustrations de style manga très affirmé qui nous sont présenté. Couleurs chatoyantes et personnages mignons remplissent les toiles, ceux-ci mis dans des situation de la vie courante, mais aussi dans des situations légèrement érotiques entre deux "lolitas" dans un cadre idyllique et souvent dans des scènes militaires avec les uniformes ou les armes d'assaut pour des situations qui tranchent avec le graphisme. Malheureusement pour ceux qui s'intéressent un peu au manga cela ne surprend pas. On a affaire à des dessins d'un "Battle Royale" édulcoré. Son œuvre continue dans la salle de projection: un court-métrage ou une bande de "lolitas" japonaises en défie une autre dans une partie de airsoft. Une nouvelle fois les couleurs chatoyantes côtoient des situations militaires additionnés a un érotisme encore plus présent. Mais encore une fois, c'est une vision que nous occidentaux avons déjà du Japon avec les tenues extravagantes (cosplay...), le jeu d'acteur très expressif, l'érotisme, déjà très présent dans n'importe quel manga...
On se demande si ce manque de spécificité est parfaitement assumé ou si l'artiste échoue dans une recherche ou il voudrais surprendre. Sinon est ce que son travail aurait une vision qui differerai selon notre culture et ne pourrai plus être compris de la même façon?
Pour finir, son œuvre, ainsi que la façon dont elle est présenté par la galerie en compagnie de ses produits dérivés: des bibelots, portes clés, peluches a prix accessibles... pose de nombreuses questions. Nous avons déjà la vision pour ceux qui s'intéressent au manga du dessinateur extrêmement productif, souvent privilégiant la quantité à la qualité, trimant avec ses nombreux assistants et qui bâcle et clos une série lorsque les ventes de celle-ci commencent a s'affaiblir... Et bien la galerie ne fais rien pour nous porter une autre image de cela, l'objectif semble être le même. Dans le fond et dans la forme, est ce que cela a réellement sa place dans une galerie d'art contemporain? Sans compter que à coté il y avait:


Pharrel Williams, "Perspectives"

Pour ce qui ne connaissent pas, Pharell Williams est, selon la galerie, "l’un des producteurs les plus brillants et prolifiques de ces dix dernières années"... mais ce qui importe c'est pourquoi est-il la?... surement parce qu'il "représente l'aspiration d'une nouvelle génération d'artistes Hip-Hop.".
En entrant dans la salle qui lui est consacré, on arrive face a des chaises, disposés sur différentes hauteurs, elles sont quatre, luisantes et lisses, et aux couleurs très vives: rouge, bleu clair, jaune et noir. Mais leur originalité ce situe au niveaux des pieds de chaises, en effet ! ce sont... des jambes... et des pieds... sur leur pointes... ! il fallait y penser, il l'a fais !
On se demande juste si ce n'est pas juste un coup de pub pour la galerie par rapport au personnage plus qu'a son travail. La photo de l'artiste prend tout le flyer. Sa présentation est a 3/4 composé de ses productions hors galeries: production musicale, lignes de vêtements, de lunettes, de bijoux et... c'est tout... mais c'est déjà largement suffisant comparés à la description qui nous est donné de son œuvre présenté en galerie.


Finalement la visite de la galerie coté impasse nous laisse un gout étrange dans la bouche... comme après avoir mis 8€ chez un traiteur chinois et en en ressortant sans trop savoir ce que l'on a réellement ingéré.


vendredi 16 janvier 2009

Galerie Perrotin, fall 2008 !

Alors à la galerie Perrotin y avais... une gonzesse... indienne je crois.... avec un autre truc.... heu...
Dans la partie de l'impasse St-Claude s'était... Pharell Williams.... avec ses chaises degueu... et puis... un japonnais... qui fais... des machins style manga... genre quoi...




Dronecast, Nicolas Darrot


C'est en recherche de matière pour l'écriture de ce blog, que l'on (à 2 c'est toujours plus supportable) vagabondaient aux environs de la rue de Turenne, passant par des galeries plus ou moins sans intérêts.
Soudain, au coin de la rue Saint Claude et de l'impasse du même nom, une petite galerie que l'on remarque à peine...
Les ouvertures qui donnent sur celle-ci laissent apercevoir de petites constructions... impossible de discerner ce dont il s'agit, mais ça a l'air intéressant....
A l'intérieur: des insectes, parfois hybridés avec des jouets ou des éléments métalliques, souvent dans des situations de bondage... ça réveille l'imaginaire !...Et ça fais du bien quand on sait qu'en même temps, pas loin, à la galerie Perrotin, on avait le droit aux chaises "design" de Pharell Williams. Les insectes sont donc employé de façon singulière: ce sont les œuvres, ils sont mis en situation, leur utilité change, cela devient des jouets, des armes, des etres-humain... , contrairement à ce que l'ont a l'habitude de voir avec par exemple leur emploi par Jan Fabre ou ils sont intégrés et participent a une œuvre plus importante ou ceux de Huan Yongping qui sont employés tels quels, sans transformations, pour ce qu'ils sont.

... L'exposition avait lieu a la galerie Hober, du 8 novembre au 20 décembre...

Je vous conseille a tous de jeter un petit coups d'œil à son travail, en effet cet artiste parait intéressant, avec semble-t-il une maîtrise assez poussée d'éléments comme les animatroniques, ce qui peut donner des expositions assez variés et pas trop ennuyante.

Une exposition qui a eu lieu la même année: Les Injonctions