lundi 5 janvier 2009

Wu Xiaohai ,Eric Corne, et puis je suis parti car j' avais une cuite qui m'attendait


Eric Corne et Wu Xiaohai était exposé chez Patricia Dorfmann jusqu'au 17 janvier 2009.

Wu Xiaohai sur le papier, c'est un artiste pékinois de 35 ans travaillant au fusain et bien sûr vu qu'il est pékinois, la galerie le transforme en cliché contestataire défiant notre société et bien sûr marqué par la passé communiste de son pays. Car bien évidemment, pour nous les occidentaux tout artiste venant de Chine est un être ayant subi l'oppression d'un pays de salauds à tendance bolchevique qui trichent aux jeux olympiques, qui en plus mange des chiens. Pardon, il fallait que j'évacue mon écoeurement des papiers promotionnelles d'expositions qui pour vendre leurs artistes sont capables d'être vraiment "pertinent".
L'artiste donne de l'onirique, mais sous son apparence surréaliste, on ressent une certaine nostalgie teinté de naïveté. Mais les détails rendent encore cet artiste indéfinissable car il y a sans cesse cette sensation d'obscurité mal dissimulé. Dans les recoins de ces saynètes à première vue légères, une caméra, un pistolet, une ville sombre et enfumés guettent l'innocence.
Mais bon pour de l'art graphique et surtout dans sa discipline, on ne peut s'empêcher d'observer un certain manque de rigueur. Et c'est malheureusement là que le bas blesse, car on pourrait trouver un certaine esthétisme, dans un dessin urgent et imparfait, or on sent qu'il y à un truc involontairement pas maîtrisé.

Je ne connaissais pas Eric Corne, non en vérité, je ne connais que très peu de monde car je ne vous aime pas ni vous ni les autres, mais la peinture d'Eric Corne m'a interpellé. Les oeuvres exposées ont une texture, sa peinture n'est pas lisse, les couches semblent s'empiler et même les couleurs vives semblent polluées par les autres, et deviennent obscures. Tandis que le noir s'étale et dévore, engloutissant le reste qui subsistent dans des lumières crasses. On pourrait penser ces formes naïves, mais il y a quelque chose d'une rêverie moite d'une neutralité agressive. Ces peintures sont vraiment vivantes, l'une te fais voyager dans une foutu ville où tu te sens paumé, charnelle et vicelarde et l'autre te dis de rester à ta place et de la fermer. Et même quand on comprend pas, c'est bon.

Je n'ai vraiment plus rien à dire, et pour m'en tirer je digresse avec la classe du grand timonier accostant une petite fille, je vous conseille le film de mr nobodies die à la galerie Perrotin, du vixen à la niponne, qui plaira aux lecteurs manga bavant de frustration sexuelle, et tout simplement car des adolescentes dans des combinaisons de combats pour barbie avec des gros flingues et des gros plans fessier a peine subtil, on aime tous ça. Mais en fait je le déconseille car ça c'est terminé le 10 janvier.

Mais si tu aimes ça.

dimanche 4 janvier 2009

Dommage collatéral

Pourquoi utilise-t-on la connaissance comme un flingue dans un combat à mains nues?

Jerome Dupin fait dans les surfaces colorés, qu'il confronte à la superposition, au déplacement, au vide.

Jerome Dupin parle de structuralisme, de son absence de volonté face à son travail, puis nous parle de déconstruction.

Je me suis donc intéressé à son travail, à son mode de fonctionnement et ça m'a emmerdé, mais après tout Cage disait paraît-il que c'est lorsque vient l'ennui qu'il faut rester attentif, alors donc j'ai procédé à une dissection. Structuralisme, interdépendance inconsciente, alors pourquoi parles -tu de déconstruction, si tu es absent, c'est du manque de résignation que vient la crainte, et tu as peur qu'on démolisse tout ton processus par le terme joli, mais tu préfères impactes visuels, n'est tu pas déformer professionnellement? Obsédé de mots et de linguistique, disciple de Saussure qui se conduirait comme le vigile d'une Sordonnerie.

Je ne crois pas en ton absence face à tes oeuvres, ce rectangle rouge fonctionne trop bien et évidemment l'interdépendance est un alibi parfait. Nous avons assisté à un snuff movie, dans lequel un artiste s'attendant a faire un cours s 'est trouvé au pilori d'avoir sous estimé une assemblée. Comment discuter avec une personne qui veut être tellement être considérer en artiste qu'il pète littéralement les plombs lorsqu'on l'associe à des termes du commun des mortels . Le sourire paternaliste n'a pas vu venir le parricide, plus freudien que lacanien.

Dommage, tes couleurs provoquaient la confusion et la désorientation et là oui peut être la déconstruction, l'absence devenait esthétique. Comme quoi l'image sans le son c'est peut-être mieux.

vendredi 2 janvier 2009

Dans la nuit, des imaaaaaaaages!

Premièrement, je tien à m'excuser pour ma grande capacité à trouver des titres originaux à mes billets, mais aussi pour la piètre qualité de mes photos (ou peut être plutôt de mon appareil), et aussi pour le manque de précision sur certaines oeuvres et artistes, et aussi les fautes d'orthographe, et j'arrête la c'est lourdingue.



"dans la nuit, des images" Exposition d'Art vidéo, au Grand palais à Paris du 18 au 31 Décembre. Entrée libre tous les jours de 17h à 1h. (sauf le 31 Décembre mais c'est passé)



Cette exposition réunis 140 oeuvres numériques de 200 artistes (euh?) de 27 pays différents (Particulièrement européens, quand même faut pas déconner!) mises en place sur des écrans géants envahissant la Nef du Grand palais, de sa fascade au sol, en passant par tous l'espace intérieur et l'espace sonore (en particulier le jours du vernissage, aw Jeff Mills <3).



J'y ai fait deux tours : un premier assez rapide le soir du vernissage, et le second plus prolongé quelques jours après.
Mercredi 17 Décembre au vernissage il y avais beaucoup de monde, vraiment beaucoup, mais comme je suis une fouine, j'ai donc suivit mon patron qui s'est fofilé derrière la deuxième personne d'une file d'environ 500 ... You Win!

J'avais entendu qu'il y avais une performance de Jeff Mills pour le vernissage, c'est d'ailleur pour ça qu'il y avais une petite population clubbing à l'entrée du Grand hotel ce soir la. Jeff Mills est une des figures international de la techno, il mixais ce soir la vidéo et musique. C'etait assez marrant de voir un DJ mixer en costard cravate à genoux avec tout son matos poser par terre. Je n'ai pas eu le temps de rester très longtemps pour apprécier vraiment ce set, mais de ce que j'en ai vu et entendu, les sons electroniques grondaient à souhait et étaient bien dansant, malgré qu'il n'y ai pas grand monde qui bouge. Il reste un artiste techno incontournable même si le côté minimal peut s'avérer lourd. Par contre côté vidéo je n'y ai pas vraiment vu de liens avec la musique, le moment on j'y ai assisté il passait des extrait répétés d'un ancien film de cosmonaute sans aucun rapport avec ni avec le tempo ni avec les sonorités, il le switchais avec des images étranges, mais cela ne parlais vraiment pas.

Lors de ma deuxième visite j'ai pu un peut plus profiter du reste des oeuvres présentés. J'enchaine donc sur les quelques petites choses qui me sont restées, et je blablatte un peut à l'occasion.

Kurt Hentschlager, présentait une oeuvre très plannante à l'entrée sur un écran verticale (troisième photo) nommée Karma/cell. Des corps angéliques blanc et flou tombe infiniment les uns sur les autres dans un univers avec très peu de pesenteur, comme si ces fantômes raclais le fond des abysses. Cette expérience est rendue extraordinaire par la taille de l'écran qui le présente, on se laisse facilement envouté par ce mouvement de chute sans fin rythmé par les choc entre ces être tombants. Comme d'habitude j'aime y trouver des défauts, ici, certains humanoides qui se tombent dessus, se passent à travers brutalement lorsqu'ils sont bloqués en trop gros nombre, le genre de bug que l'on peut retrouver dans les moteurs physique de jeux vidéos actuels.

En face sur le grand écran, après le passage de Jeff Mills, l'artiste Ryoji Ikeda exposait Data.tron, un écran immense où circule un grand nombre de chiffres. Cette oeuvre a sans conteste un effet visuel fort, mais j'ai un peut de mal dans le fait que cette oeuvre est censée "rendre perceptible le flot abstrait et invisible de données mathématiques qui informe le monde", c'est gentils mais c'est tâche perdu d'avance, car il y a forcément beaucoup trop de données mathématiques dans le monde pour pouvoir les montrer dans un écran aussi grand soit t-il. Alors je me pose la question suivante : Pourquoi essayer de présenter quelquechose qui n'est pas présentable ? On peut essayer de le présenter en partie mais l'oeuvre n'a plus de sens.

L'incontournable "Der Lauf Der Dinge" de Peter Fischli et David weiss, était projeté sur grand écran. C'est une suite de phènomènes chimiques et techniques qui s'enchaine les un après les autres, tous déclenché par le précedent durant 30 minutes. j'ai été surpris par le phénomène d'attraction qu'a cette oeuvre : Tous les gens avec qui je suis allé sont resté fixé devant jusqu'à la fin, et c'est vrais qu'on se retrouve un peut comme un gosse devant cette vidéo en se demandant ce qui va arrivé après. Je pense que tous les petits garçon et même certaines filles ont du déjà rêver de faire ce genre d'installaion sans en trouver le temps ou les moyens (J'ai une préférence pour la petite voiture en bois avec un fusée sur le dos YAHA!).

J'ai aussi trouvé autre chose génial, d'abord parceque comme "Der Lauf Der Dinge" c'est très captivant, mais aussi parce que c'est très intéressant : Eleanore Saintagnan, nous donne à voir des portrait d'habitant du quartier Fresnoy-Maquellerie, travaillé comme des portrait photographiques, dans un studio photographique, mais avec une caméra filmant durant 5 minutes à la place de l'appareil photo. Cela donne des modèles luttant pour tenir leurs positions, avec les yeux gorgés de larmes. On se prend donc vite à traquer les moindres petits mouvements et à évaluer les performances de chacun en rapports aux autres. Mais en plus pour moi on remet ici en question la photo et sa soit disant vérité : Il est facile de tenir une position construite particulière pour une photo, mais moin pour une vidéo de 5 minutes.

Veaceslav Druta présente une vidéo appelé "saut", j'ai juste trouvé çà hilarant. On y voyait un enfant sauter en contre plongée sans voir le trempoline duquel il venais vraissemblablement, puis un cochonnet sauter, un homme sauter, et encore un cochonet et ainsi de suite. Vraiment plié en deux, je pense que rien que pour ça, ça fonctionne!

J'ai aussi adorée la vidéo de Fabien Giraud "The Stragth Edge", une marrée humaine de pogo chorégraphié. De la violence sans vraiment l'être, un mouvement de foule très puissant, et ce qui fait drôle est de savoir que tous ces gens ont une hygiène de vie irréprochable, une communauté punk qui se veulent sobres et végétariens.

Une oeuvre, directement sur la droite du couloir en face de l'entrée, m'a interpellé mais pas forcement pour les bonnes raisons. J'ai mal pris mes notes je ne suis plus sur du nom de l'artiste, d'après le guide de visite ce serais plutôt Popova Penka. Cette oeuvre présente 3 écrans dans lesquels il y a des points et des liens lumineux quadrillant un plan de Paris sur fond noir, j'ai d'abord été intrigué puis en lisant le cartel un peut déçu. En effet cette oeuvre est cencé calculer dans les appels téléphoniques la quantité émotionnelle (ou un truck dans ce genre la) ce genre de choses est tellement flou et imprécis que j'ai aussitôt perdu tout intérêt à ce travail. Comment calculer une émotion sur une voix dans une communication téléphonique ? Et pourquoi tous les opérateurs donnerais accès aux communication de tous les parisiens à un artiste ? J'ai peur que ce genre d'oeuvres soit totalement bidon.

Je suis aussi tomber sur autre chose de très pitoyable sur un écran plasma pas loin des toilettes, encore d'après le guide de visite je pense que c'est de Benjamin Nuel (je suis ouvert aux flagellations si je me trompe). cela présentait des personnages apparament issue du jeux "counter strike" (1999) sans aucune évolution graphique, donc c'etait déjà très moche, de plus ces deux personnages parlais (du genre "salut sa va bien ?" "ouai et toi?" de ce que j'en ai compris dans le brouah), ce qui rendais la vidéo encore plus ridicule, dans un décor tout aussi issue du jeux vidéo basique que le reste. Bref cela me fait penser aux moultes vidéos youtube où un gamin de 13 ans a compris comment bidouiller les fichier de son jeux vidéo favoris, mais je suis sûrement movaise langue car je ne suis pas rester plus de 20 secondes devant cet écran. Cet exemple me permet aussi de dire que j'ai été en déçu par beaucoup de travaux fait en 3D (hormis "Karma/Cell"), je trouve que ces outils sont encore très mal utilisés techniquement mais aussi dans les nouveau problèmes qu'elle pourrais poser dans l'art contemporain.

Si je peut touver un dernier défaut à cette exposition, qui n'en est pas vraiment un car c'est peut être aussi ce qui la sauve de la lourdeur de certaines oeuvres vidéo, ce serais la quatité de choses à voir, je pense y être resté longtemps et avoir tous de même manqué beaucoups de vidéos, et d'en avoir apprécié certaines différement étant entournée d'autres tentations visuelles.

Donc pour finir, et après cette double visite ... bah en fait je crois pas être si réfractaire que ça à l'art vidéo, il faut juste avoir du choix et de la qualité!

Bonne année à tous!

Fred.

mercredi 26 novembre 2008

[Ø:0.12m] Bouark! prak! prak!

Premièrement, veuillez avoir l'obligeance d'excuser ce titre dénuée de sens et d'imagination.

Deuxièmement, L'exposition : "[Ø:0.12m]"; Je n'y comprend rien, mais apparemment sa va parler de numérique et d'abstraction. Des oeuvres du FRAC présenté par des collègues étudiants de paris 8, rien de bien tentant pour un élève aussi studieux que moi, sauf monsieur Glicenstein, qui nous a dirigé vers le débat de mercredi dernier (le 19 Novembre) sur cette exposition (bien malgré moi je n'ai pas eu la force physique de rester éveiller pour le suivre tout le long), et m'a forcé à la visiter ce mercredi au début de son cours. Je suis donc entré à reculons dans cette immense pièce qu'est la galerie de paris 8, avec dans l'idée que j'allais me taper quelques vidéos d'artistes qui sont les pires punitions qu'on peut m'infliger en exposition, car la souffrance est souvent de longue durée comme nous l'avons constaté dans le fameux Guy Wouete de vendredi dernier .
l'exposition est divisée en trois espaces, Cinéma, Consultation et télévision.
On assiste donc dès notre entrée à la projection d'une vidéo de Rist Pipilotti "i want to see how you see", qui est en fait un clip d'une chanson faite sur sa demande. Le début est très épileptique j'ai mis du temps à accrocher, mais au final j'en garde en tête quelques images étranges, effets et cadres originaux. Par contre pendant le film on vois la pièce à coté en transparence à travers les rideaux et on entend plusieurs sons provenant d'autre vidéos et c'est un peut dérangeant pour bien plonger dans une vidéo comment dire ... un peut particulière. Un point intéressant : on a le droit à une interview de l'artiste après chaque film dans les deux premiers espaces, le seul problème pour moi est qu'elle ne m'éclaire pas suffisamment sur ce que j'ai vu et sur les questions qui me ronge après certain visionnages. D'ailleur cette petite Rist Pipilotti ne donne pour moi pas beaucoup de précisions ni technique ni en profondeur de son oeuvre, elle en reste a nous faire quelques petites blagues et une disparition impressionnante en fin d'interview, niveau humours elle porte bien son nom (pardon).
Dans un second temps nous avons le droit de choisir la projection ou l'interview d'artiste parmi 3 oeuvres proposées, l'idée est bonne, mais dans l'application ça s'avère un peut gênant pour les gens qui n'ont aucune idée de qui sont les 3 personnes que l'on nous présente. Pour moi la vidéo de Anri Sala, a totalement répondu à mes craintes : c'était lent, chiant, lourd et même après l'interview j'ai du mal à y trouver du sens, à part peut être une poésie moderne comme chez ce bon vieux Guy Wouete (j'ai prié pendant ces interminables 5 minutes 22 que ce cheval tente de traverser la route mais je n'ai malheureusement pas été exaucé). Je dirais presque la même chose du travail de David Claerbout, à part le fait que c'est visuellement et techniquement plus avancé et travaillé, on ressent un petit quelque chose. Par contre à ma propre surprise l'oeuvre que j'ai le plus aimé est la plus longue : "Blind Spot", Gary Hill de 13 minutes, l'effet technique est épileptique à souhait et provoque un sentiment étrange de l'action que j'ai aimé, une espèce de distorsion du temps, chaque image à une importance et existe beaucoup plus, on décèle pleins de sentiments, de détails et malgré qu'il faille se la farcir en entier on est surpris même à la fin.
Enfin le dernier espace, une installation avec fauteuil et télévision, je n'avais plus suffisamment de force mental pour arriver à y aller et de surcroît il ne fonctionnais pas.

Je me demande quand même pour finir si l' artiste vidéo intéressant, et qui ne fait pas dans le long, chiant et lourd, existe. Ce que le cinéma arrive à faire ponctuellement, mais donc pourquoi se sentent-t-ils obligés de se différencier du cinéma en faisant des vidéos si chiantes.

[Ø:0.12m] exposition ouverte au public jusqu'au 28 novembre 2008 de 11h30 à 18h, dans la Galerie de Paris 8, salle A033.

vendredi 21 novembre 2008

Villeglé contre Futuristes


Si je poursuivais aujourd'hui les idées de Marinetti vis-à-vis du monde moderne je ne serais surement pas aller voir à Beaubourg "Le futurisme à Paris, une avant-garde explosive", si ça c'est pas un comble? Me voilà dans une institution clairement définit contemplant des toiles de ceux-même qui les auraient surement renié car appartenant à un monde ancien. Finalement, le fascisme italien naitra en parti de ça: un mouvement intellectuel-qui-se-refuse-à-l'être qui rompt plus avec l'académisme qu'avec les traditions machistes. Étonnons-nous d'ailleurs de voir que malgré leurs désaccords avec le mouvement cubiste, les futuristes ne pourront s'empêcher d'en réutiliser une certaine manière, mais bon finalement l'ambigüité c'est tout ce qu'il y a de plus humain. On dit d'eux qu'il sont la première avant-garde du siècle dernier, ils ont magnifié la ville, la foule, la vitesse, l'industrie, les machines, la violence et la guerre même, et on ne peut qu'admettre qu'ils auront faits très rapidement des émules dans l'Europe entière.
Le truc c'est que voila, aujourd'hui le futurisme on y est, là, et en plein dedans, les machines, la vitesse, la violence une époque glorifiant l'action à n'importe quel prix, une société fasciste quoi, si j'ose dire... Alors moi j'ai rien contre le dynamisme, même si je peux pas le voir en peinture, mais du coup je me redirige vers l'expo sur Jacques Villeglé juste à côté, et là pour le coup j'adhère plus facilement, d'ailleurs l'intitulé « Jacques Villeglé, La comédie urbaine »est un tantinet différent, la position du flâneur m'interpelle, et tant qu'à utiliser la ville, la modernité, l'industrie sur le fond, pourquoi pas aussi le faire sur la forme en réutilisant un matériel industrialisé assimilé à la culture de masse: l'affiche.
Alors peut-être que certains trouverons ça super répétitif mais bon ça fait parti du jeu de l'affiche publicitaire aussi, ça se justifie quelque part. La série, évidemment c'est un thème moderne et je trouve que ça fonctionne toujours aussi bien, faut dire, on n'a jamais été aussi "conforme" dans un sens. Bon c'est vrai que je suis fasciné par la typographie, le graffiti, la lettre (dans le sens du signe, de la signature) en général mais au delà de ça, par le fait de réutiliser un matériel pré-existant on sent un détachement vis à vis d'un certain ego-trip de l'artiste créateur, ses toiles ne sont d'ailleurs pas signées, et finalement excusez-moi du peu mais... ils se la racontaient pas mal les futuristes, dommage que leur vision des choses ai autant rassemblé dans les milieux nationalistes des années trente et je crains parfois qu'elle soit toujours cyniquement sous-jacentes dans nos sociétés spectaclistes actuelles, franchement comment peut-on encore croire aujourd'hui aux vertus de l'homme reproduisant sans cesse une apologie de lui-même.